Autorisation d’urbanisme

Mise Ă  jour le 

Question-réponse

Colocation : quelles sont les rÚgles ?

Vérifié le 06 mai 2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Une colocation est la location par plusieurs locataires (colocataires) d'un mĂȘme logement devenant leur rĂ©sidence principale. Elle peut prendre la forme d'un bail unique signĂ© par les tous colocataires, ou d'autant de contrats de location qu'il y a de colocataires. Dans les 2 cas, la colocation obĂ©it Ă  des rĂšgles spĂ©cifiques.

La signature d'un contrat de location est obligatoire.

Le bail doit ĂȘtre conforme Ă  un contrat-type qui diffĂšre selon que le logement est loué vide ou meublĂ©.

Un logement mis en location doit respecter une surface minimum. Il s'agit d'un des critÚres de décence du logement.

Le logement doit avoir une surface minimale de 16 mÂČ pour 2 colocataires. Pour chaque colocataire supplĂ©mentaire, il faut 9 mÂČ supplĂ©mentaires.

 Attention :

le rÚglement sanitaire départemental peut imposer des conditions plus restrictives.

Pour ouvrir droit Ă  l'APL, le logement doit avoir une surface minimale de 16 mÂČ pour 2 colocataires. Pour chaque colocataire supplĂ©mentaire, il faut 9 mÂČ supplĂ©mentaires.

 Ă€ noter

si l'un des locataires ne signe pas le bail, il n'est pas considĂ©rĂ© comme colocataire. C'est un simple occupant et il n'a pas de droit sur le logement, mĂȘme s'il paie une partie du loyer.

Lors de l'entrĂ©e dans les lieux, un Ă©tat des lieux d'entrĂ©e doit ĂȘtre effectuĂ© en prĂ©sence de tous les colocataires et du propriĂ©taire.

L'Ă©tat des lieux doit ĂȘtre datĂ© et signé :

  • par chacun des colocataires
  • et par le propriĂ©taire

Le propriétaire peut demander le versement d'un dépÎt de garantie lors de l'entrée dans les lieux.

  À savoir

le dépÎt de garantie est rendu par le propriétaire au dernier colocataire qui quitte les lieux aprÚs lui avoir remis les clés (sauf mention particuliÚre inscrite dans le bail).

Pour se protéger du risque d'impayé, le propriétaire peut exiger une caution. Une caution est une personne (ou un organisme) qui s'engage par écrit (acte de cautionnement) à payer le loyer et les charges au propriétaire en cas d'impayés.

Le propriétaire peut demander l'une ou l'autre de ces formules !

  • Chaque colocataire se dote d'une caution.
  • Une caution s'engage pour plusieurs colocataires.

Les charges locatives sont à payer au propriétaire selon la forme indiquée dans le bail :

  • Soit sous forme de provisions pour charges, avec rĂ©gularisation annuelle
  • Soit sous la forme d'un forfait Ă  verser simultanĂ©ment au loyer

Paiement par provisions

Le montant des charges rĂ©cupĂ©rĂ©es par le propriĂ©taire doit ĂȘtre justifiĂ©.

Provisions et justificatifs

Les provisions pour charges mensuelles sont fixées sur la base :

  • des rĂ©sultats antĂ©rieurs arrĂȘtĂ©s lors de la prĂ©cĂ©dente rĂ©gularisation de charges
  • ou, si le logement est situĂ© dans un immeuble en copropriĂ©tĂ©, du budget prĂ©visionnel.

Régularisation annuelle et justificatifs

Les charges doivent ĂȘtre rĂ©gularisĂ©es au moins 1 fois par an en comparant :

  • le total des provisions dĂ©jĂ  demandĂ©es par le propriĂ©taire au locataire
  • avec les dĂ©penses effectives engagĂ©es par le propriĂ©taire pendant l'annĂ©e.

Si les provisions sont supérieures aux dépenses réelles, le propriétaire doit reverser le trop-perçu au locataire. Dans le cas contraire, le propriétaire demande un complément.

Un mois avant la régularisation annuelle, le propriétaire doit communiquer au locataire les informations suivantes :

  • DĂ©compte des charges locatives par nature de charges (Ă©lectricitĂ©, eau chaude, eau froide, ascenseur...)
  • Mode de rĂ©partition entre les locataires si le logement est situĂ© dans un immeuble collectif
  • Note d'information sur le mode de calcul liĂ©s au chauffage et Ă  la production d'eau chaude

Sur demande du locataire, le propriétaire transmet le récapitulatif des charges du logement, par mail ou par courrier.

Durant les 6 mois suivant l'envoi du décompte, le propriétaire doit tenir à la disposition du locataire l'ensemble des piÚces justificatives.

  À savoir

En cas de difficultés à payer ses charges, le locataire peut demander au propriétaire des délais de paiement. Si le locataire et le propriétaire ont du mal à se parler, il est possible de faire appel (gratuitement) à un conciliateur de justice pour qu'il les aide à trouver ensemble la meilleure solution.

Régularisation tardive

Le propriétaire peut réclamer pendant 3 ans le paiement des charges ou des loyers, y compris aprÚs le départ définitif du locataire du logement.

Par exemple, des charges datant de juillet 2021 peuvent ĂȘtre rĂ©clamĂ©es par le propriĂ©taire jusqu'en juillet 2024.

  À savoir

Ce délai s'applique aussi au locataire qui a payé trop de charges et souhaite se faire rembourser le trop versé.

La régularisation tardive des charges est possible quelles qu'en soient la cause :

  • Oubli
  • Ignorance
  • NĂ©gligence

Mais le juge des contentieux de la protection peut refuser un rappel de charges tardif s'il considÚre qu'il est déloyal, brutal et consécutif d'une faute du propriétaire dans l'exécution du bail (par exemple, lorsque le locataire a demandé la régularisation des charges et que le propriétaire ne lui a pas répondu).

Lorsque la régularisation des charges n'a pas été faite avant la fin de l'année civile suivant l'année de leur exigibilité, le locataire peut exiger un paiement échelonné sur 12 mois.

Pour cela, il doit envoyer une lettre au propriétaire par courrier recommandé avec accusé de réception. Il peut utiliser le modÚle de lettre suivant :

ModĂšle de document
Lettre pour demander un délai pour payer un rappel de charges locatives important

AccĂ©der au modĂšle de document  

Institut national de la consommation (INC)

Paiement au forfait

Le montant du forfait doit ĂȘtre inscrit dans le bail. Il ne peut pas ĂȘtre manifestement disproportionnĂ© au regard du montant de charges appliquĂ© au prĂ©cĂ©dent locataire.

Le forfait ne peut pas donner lieu à complément ou à régularisation ultérieure.

Son montant peut ĂȘtre rĂ©visĂ© chaque annĂ©e aux mĂȘmes conditions que le loyer principal.

Son versement est fait en mĂȘme temps que le loyer. La pĂ©riodicitĂ© est prĂ©vue dans le bail.

En cours de bail, les locataires doivent payer au propriétaire le loyer et les charges locatives.

Pour se protéger des risques d'impayés, le propriétaire peut insérer une clause de solidarité dans le bail.

  • ConsĂ©quences en cas d'impayĂ©s

    Chaque colocataire et sa caution sont redevables de la totalité des sommes dues au propriétaire (loyer et charges locatives). Cela veut dire que chaque colocataire (et sa caution respective) s'engage à payer la part des autres colocataires si ces derniers ne la paient pas.

    Conséquences en cas de départ d'un des colocataires

    Lorsque l'un des colocataires donne son préavis au propriétaire pour quitter le logement, la colocation se poursuit avec les colocataires restants.

    Le colocataire partant et sa caution restent engagĂ©s par la clause de solidaritĂ© durant les 6 mois qui suivent son dĂ©part du logement. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre rĂ©duit par l'inscription d'un nouveau colocataire dans le bail.

  • ConsĂ©quences en cas d'impayĂ©s

    Chaque colocataire (et sa caution) n'est redevable que du paiement de sa part du loyer et des charges locatives due au propriétaire.

    Conséquences en cas de départ d'un des colocataires

    Lorsque l'un des colocataires donne son préavis au propriétaire pour quitter le logement, la colocation se poursuit avec les colocataires restants.

    Le colocataire partant et sa caution sont libĂ©rĂ©s du paiement des loyers et charges Ă  la fin du prĂ©avis. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre rĂ©duit par l'inscription d'un nouveau colocataire dans le bail.

Le propriétaire peut réclamer pendant 3 ans tout impayé de charges ou de loyers qui lui est dû.

Ce délai s'applique aussi au locataire qui a payé trop de charges et souhaite se faire rembourser le trop versé.

Par exemple, une dette de loyer (ou de charges) datant de juillet 2021 peut ĂȘtre rĂ©clamĂ©e jusqu'en juillet 2024.

  À savoir

si le propriétaire n'a pas révisé le loyer à la date prévue dans le bail, il peut le faire dans l'année qui suit uniquement.

Les colocataires doivent obligatoirement assurer le logement loué en colocation, au minimum contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégùts des eaux).

Les colocataires peuvent choisir de s'assurer collectivement ou individuellement.

L'attestation d'assurance doit ĂȘtre fournie au propriĂ©taire chaque annĂ©e. Dans le cas contraire, le propriĂ©taire peut rĂ©silier le bail.

 Ă€ noter

les colocataires et le propriétaire peuvent convenir dans bail que l'assurance est souscrite par le propriétaire pour le compte des colocataires. Son coût (éventuellement majoré) est remboursé à chaque loyer.

Chaque colocataire peut obtenir une aide au logement pour la part de loyer dont il est redevable, s'il remplit les conditions pour y avoir droit.

Chaque colocataire doit faire sa propre demande Ă  la Caf ou la MSA.

Pour ouvrir droit Ă  l'APL, le logement doit avoir une surface minimale de 16 mÂČ pour 2 colocataires. Pour chaque colocataire supplĂ©mentaire, il faut 9 mÂČ supplĂ©mentaires.

Possibilité de rédiger un "pacte de colocation"

Les colocataires peuvent décider ensemble d'un pacte de colocation, document écrit qui décrit le fonctionnement de la colocation. Ce n'est pas une obligation.

Ce document peut notamment indiquer les éléments suivants :

  • Liste des dĂ©penses communes et leur mode de rĂ©partition (loyer, charges locatives, rĂ©parations locatives, taxe d'habitation, redevance tĂ©lĂ©vision, ...)
  • Conditions de dĂ©part d'un des colocataires (remboursement d'une partie du dĂ©pĂŽt de garantie par les colocataires qui restent, ...)
  • RĂšglement intĂ©rieur, avec par exemple les rĂšgles d'utilisation et d'entretien des piĂšces ou Ă©quipements communs (salle de bain, rĂ©frigĂ©rateur, ...)

Possibilité d'ouvrir un compte bancaire joint

Les colocataires peuvent ouvrir un compte joint de colocation. Ce n'est pas une obligation.

Il permet de faciliter la gestion des dĂ©penses communes. Il doit ĂȘtre ouvert par au moins 2 colocataires.

Les cotitulaires sont responsables solidairement du compte. L'ouverture et la clĂŽture du compte doivent ĂȘtre signĂ©es par tous les cotitulaires.

Le compte joint peut ĂȘtre transformĂ© en compte indivis (comptes sĂ©parĂ©s) sur la demande d'un seul colocataire (lors de son dĂ©part par exemple).

Le compte joint peut ĂȘtre transformĂ© en compte indivis (comptes sĂ©parĂ©s) Ă  la demande de l'ensemble des titulaires du compte (Ă  la fin de la colocation par exemple).

Si un des colocataires veut quitter la colocation, il donne son préavis (ou congé) au propriétaire, en respectant des conditions de forme et de délais.

La colocation se poursuit avec les colocataires restés dans le logement. En conséquence :

  • Le locataire partant ne peut pas demander au propriĂ©taire de lui restituer sa part du dĂ©pĂŽt de garantie. Il ne peut que s'adresser Ă  ses colocataires pour trouver une solution Ă  l'amiable.
  • Si le bail contient une clause de solidaritĂ©, le colocataire partant (et sa caution) reste solidaire des autres locataires 6 mois aprĂšs son dĂ©part, Ă  moins qu'un nouveau colocataire rejoigne la colocation et signe un avenant au bail dans ce dĂ©lai.

  • Il peuvent aussi envoyer un prĂ©avis (ou congĂ©) individuel par colocataire, en respectant les conditions de forme et de dĂ©lais. Dans ce cas, il est nĂ©cessaire de bien envoyer tous les courriers en mĂȘme temps.

Le propriétaire peut donner son congé (ou préavis) aux colocataires à la fin du bail, en respectant des conditions de forme et de délai.

En cas de clause de solidarité insérée dans le bail, le congé adressé par le propriétaire à un seul des colocataires vaut pour l'ensemble des colocataires.

En l'absence de clause de solidarité, le propriétaire doit adresser son congé à chaque colocataire.

L'état des lieux de sortie se fait :

  • lorsque tous les colocataires quittent le logement.
  • ou quand le dernier colocataire quitte le logement.

Le propriétaire restitue le dépÎt de garantie quand tous les colocataires ont quitté le logement et aprÚs que les clés du logement lui ont été remises.

Le propriétaire verse le dépÎt de garantie à l'un des colocataires.

Chaque colocataire signe avec le propriétaire un bail indépendant.

  À savoir

le contrat-type prévu pour un logement vide ou meublé ne s'applique pas en cas de colocation à plusieurs contrats de location.

Chaque bail doit préciser la chambre dont chaque colocataire a l'usage privatif et les parties communes mises à disposition de tous les colocataires (cuisine, salle de bain, salon...)

Chaque colocataire doit disposer d'une chambre d'une surface au moins égale à 9 m2 et d'un volume au moins égal à 20 m3 (piÚces communes non prises en compte).

 Ă€ noter

le caractÚre décent du logement est évalué en prenant en compte tous les éléments, équipements et piÚces du logement (et non de la seule chambre dont le locataire a l'usage privatif).

Le propriĂ©taire peut moduler la durĂ©e du contrat en fonction du statut de chaque locataire. Par exemple, en colocation meublĂ©e, un bail peut ĂȘtre conclu pour une durĂ©e de 9 mois aux Ă©tudiants et pour une durĂ©e d'1 an aux colocataires n'ayant pas ce statut.

  À savoir

Action logement peut aider le jeune (salarié, en contrat d'alternance, en contrat professionnel ou en stage rémunéré) à trouver un logement en colocation.

Le propriétaire peut demander le versement d'un dépÎt de garantie lors de l'entrée dans les lieux.

Chaque colocataire doit payer sa part du loyer et de toute somme due au propriétaire (charges locatives, réparations locatives) telle qu'indiquée dans son contrat de location.

Voici la liste complÚte des charges récupérables :

Employé d'immeuble (non logé sur place) ou gardien/concierge (habitant sur place)

  • Le salaire versĂ© Ă  l'employĂ© d'immeuble, et les charges sociales et fiscales qui y sont liĂ©es, sont rĂ©cupĂ©rables en totalitĂ© (Ă  100 %) par le propriĂ©taire.

    Mais certaines dépenses ne font pas partie des charges récupérables :

    • Salaire en nature
    • IntĂ©ressement et la participation aux bĂ©nĂ©fices de l'entreprise
    • IndemnitĂ©s et primes de dĂ©part Ă  la retraite
    • IndemnitĂ©s de licenciement
    • Cotisation Ă  une mutuelle prise en charge par l'employeur ou par le comitĂ© d'entreprise
    • Participation de l'employeur au comitĂ© d'entreprise
    • Participation de l'employeur Ă  l'effort de construction
    • Cotisation Ă  la mĂ©decine du travail
  • Le salaire versĂ© au gardien et les charges sociales et fiscales qui y sont liĂ©es sont rĂ©cupĂ©rables par le propriĂ©taire à :

    • 75 % de leur montant, si le gardien assure le nettoyage des parties communes et sort les containers de poubelles,
    • 40 % de leur montant, s'il n'assure que l'une ou l'autre des ces 2 tĂąches.

    Toutefois, certaines dépenses ne font pas partie des charges récupérables :

    • Salaire en nature
    • IntĂ©ressement et participation aux bĂ©nĂ©fices de l'entreprise
    • IndemnitĂ©s et primes de dĂ©part Ă  la retraite
    • IndemnitĂ©s de licenciement
    • Cotisation Ă  une mutuelle prise en charge par l'employeur ou par le comitĂ© d'entreprise
    • Participation de l'employeur au comitĂ© d'entreprise
    • Participation de l'employeur Ă  l'effort de construction
    • Cotisation Ă  la mĂ©decine du travail

Ascenseurs et monte-charge

Certaines dĂ©penses concernant l'ascenseur peuvent ĂȘtre rĂ©percutĂ©es sur le locataire. Notamment :

  • ÉlectricitĂ©
  • Exploitation de l'appareil (visite pĂ©riodique, nettoyage, examen semestriel des cĂąbles, tenue d'un dossier par l'entreprise d'entretien mentionnant les visites techniques, incidents)
  • Fourniture de produits ou petits matĂ©riel d'entretien (chiffons, graisses et huiles nĂ©cessaires, lampes d'Ă©clairage de la cabine)
  • Menues rĂ©parations de la cabine (changement boutons d'envoi, paumelles de portes), des paliers (ferme portes mĂ©caniques, Ă©lectriques ou pneumatiques) et des fusibles

  À savoir

Le contrÎle technique à réaliser tous les 5 ans n'est pas une charge récupérable par le propriétaire.

Eau froide, eau chaude et chauffage collectif

Certaines dépenses concernant l'eau et le chauffage sont récupérables sur le locataire, notamment :

  • Eau froide et chaude de l'ensemble des occupants
  • Eau nĂ©cessaire Ă  l'entretien courant des parties communes, y compris la station d'Ă©puration
  • Eau nĂ©cessaire Ă  l'entretien courant des espaces extĂ©rieurs
  • Produits nĂ©cessaires Ă  l'exploitation, Ă  l'entretien et au traitement de l'eau
  • Fourniture d'Ă©nergie quelle que soit sa nature
  • Exploitation des compteurs gĂ©nĂ©raux et individuels et Ă  l'entretien des Ă©purateurs de fumĂ©e
  • RĂ©paration des fuites sur joints

Installations individuelles

Concernant les installations individuelles, les dépenses restant à la charge du locataire concernent notamment les éléments suivants :

  • Chauffage et production d'eau chaude
  • Distribution d'eau dans les parties privatives (contrĂŽle des raccordements, rĂ©glage de dĂ©bit et tempĂ©ratures, dĂ©pannage, remplacement des joints cloches des chasses d'eau)

Parties communes intérieures

Les dépenses restant à la charge du locataire dans les parties communes de l'immeuble concernent notamment celles concernant les éléments suivants :

  • ÉlectricitĂ©
  • Fourniture de produits d'entretien (balais et sacs nĂ©cessaires Ă  l'Ă©limination des dĂ©chets) et de produits de dĂ©sinsectisation et dĂ©sinfection
  • Entretien de la minuterie, des tapis, des vide-ordures
  • RĂ©paration des appareils d'entretien de propretĂ© tels que l'aspirateur
  • Frais de personnel d'entretien

Espaces extérieurs

Pour les espaces extérieurs, certaines dépenses sont à la charge du locataire, notamment les dépenses d'exploitation et d'entretien des éléments suivants :

  • Voies de circulation
  • Aires de stationnement
  • Abords des espaces verts
  • Équipements de jeux pour enfants

Taxes et redevances

Les dépenses restant à la charge du locataire sont notamment les suivantes :

Pour se protéger du risque d'impayé, le propriétaire peut demander que chaque colocataire se dote d'une caution. Une caution est une personne ou un organisme qui s'engage par écrit (acte de cautionnement) à payer le loyer et les charges locatives lorsque le locataire ne le fait pas.

La caution est engagée dans la limite du loyer et des charges dont est redevable le colocataire indiqué dans l'acte de cautionnement :

  • pour la durĂ©e indiquĂ©e dans l'acte de cautionnement
  • ou jusqu'Ă  l'expiration du prĂ©avis du colocataire si celui-ci donne congĂ© au propriĂ©taire

Les colocataires doivent obligatoirement assurer le logement loué en colocation, au minimum contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégùts des eaux).

Les colocataires peuvent choisir de s'assurer collectivement ou individuellement.

L'attestation d'assurance doit ĂȘtre fournie au propriĂ©taire chaque annĂ©e. Dans le cas contraire, le propriĂ©taire peut rĂ©silier le contrat de location.

 Ă€ noter

les colocataires et le propriétaire peuvent convenir dans bail que l'assurance est souscrite par le propriétaire pour le compte des colocataires. Son coût (éventuellement majoré) est remboursé à chaque loyer.

Chaque colocataire peut obtenir une aide au logement pour la part de loyer dont il est redevable, s'il remplit les conditions pour y avoir droit.

Chaque colocataire doit faire sa propre demande Ă  la Caf ou la MSA.

Possibilité de rédiger un "pacte de colocation"

Les colocataires peuvent décider ensemble d'un pacte de colocation, document écrit qui décrit le fonctionnement de la colocation. Ce n'est pas une obligation.

Ce document peut notamment contenir :

  • la liste des dĂ©penses communes et leur mode de rĂ©partition (taxe d'habitation, redevance tĂ©lĂ©vision, ...)
  • un rĂšglement intĂ©rieur, avec par exemple les rĂšgles d'utilisation et d'entretien des piĂšces ou Ă©quipements communs (salle de bain, rĂ©frigĂ©rateur, ...)

Possibilité d'ouvrir un compte bancaire joint

Les colocataires peuvent ouvrir un compte joint de colocation. Ce n'est pas une obligation.

Il permet de faciliter la gestion des dĂ©penses communes. Il doit ĂȘtre ouvert par au moins 2 colocataires.

Les cotitulaires sont responsables solidairement du compte. L'ouverture et la clĂŽture du compte doivent ĂȘtre signĂ©es par tous les cotitulaires.

Le compte joint peut ĂȘtre transformĂ© en compte indivis (comptes sĂ©parĂ©s) sur la demande d'un seul colocataire (lors de son dĂ©part par exemple).

Le compte joint peut ĂȘtre transformĂ© en compte indivis (comptes sĂ©parĂ©s) Ă  la demande de l'ensemble des titulaires du compte (Ă  la fin de la colocation par exemple).

Chaque colocataire peut quitter le logement en donnant son préavis (ou congé) au propriétaire pour sa partie privative. Il doit respecter des conditions de forme et de délai.

AprÚs avoir remis les clés au propriétaire, le colocataire partant peut demander la restitution de son dépÎt de garantie.

La colocation se poursuit avec les colocataires restant et le propriétaire peut choisir un nouveau colocataire, sans avoir à obtenir l'accord des autres colocataires.

Le propriétaire doit :

  À savoir

La location d'un logement à un unique couple, marié ou pacsé au moment de la signature du bail, n'est pas une colocation.

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